Le Moulin de Bona, gîte au plus près de la Nature

Jadis, le moulin tenait un rôle primordial dans la vie d’un village. Le meunier était alors un personnage important car de lui dépendait l’approvisionnement en pain, nourriture principale.

 

De nos jours, le moulin occupe toujours une place à part dans le cœur des gens. Celui de Bona est devenu un gîte. Venez le découvrir !

En plein coeur du Nivernais

Il s’agit d’un ancien moulin à eau situé à BONA, dans la Nièvre en Bourgogne, à 20 km au nord-est de NEVERS, dans le canton de Saint-Saulge. 

(Communauté de communes « Amognes Cœur du Nivernais » ; Pays « Nivernais Morvan »)

C’est la région des collines, des forêts et des praires humides des « AMOGNES ».

La propriété s’étend sur 5 hectares composés, pour la plus grande partie, de prairies humides traversées par un petit cours d’eau, l’Ixeure, qui prend sa source à quelques kilomètres en amont de Bona, dans un de ses hameaux, Lichy. C’est un affluent direct de la Loire qui se jette dans le fleuve, rive droite, après un parcours de 27 kilomètres. 

L’eau qui autrefois, faisait tourner la roue du moulin, dérive de l’Ixeure.

Mécanismes

L’ « équipage » du moulin

La roue à augets alimentée « par en-dessus », les engrenages et leurs alluchons en bois, les meules de pierre et leur archure hexagonale, les éléments de meunerie (comme la bluterie, les goulottes à godets, les trémies), le bief en eau, le canal d’amenée et le canal de dérivation forment  « l’équipage » encore présent de cet ancien petit moulin à eau.

Les outils anciens

Sortie de la poussière, une collection de vieux outils nous rappelle le dur métier de meunier. Marteaux plats ou pointus, mailloches pour « rhabiller les meules » (refaire les sillons).

Il y a aussi des outils utilisés pour le travail de la terre et un ensemble d’objets du quotidien, témoins de la vie à la campagne au siècle dernier.

Histoire du moulin de Bona

Dans le n°103 des « Annales des Pays Nivernais » de la « CAMOSINE », Gérard PILLET, prenant ses sources dans les archives, rapporte que le « Moulin de Bona » existait déjà au Moyen Âge. C’est donc un moulin « fondé en titre » (datant d’avant la Révolution Française, il possède de fait le droit inaliénable d’utiliser la force de l’eau).

L’examen de la feuille n°49 de la « Carte de Cassini » (levée entre 1683 et 1744), montre l’existence du moulin de Bona en amont du pont, et celle du moulin Galeron (ou Galeran ?), en aval.

Sur les pas des meuniers

– Jean GEOFFROY « propriétaire et meunier »
(
documents de 1825 et 1844)

Lazarre THOMAS « meunier à Bona en 1883 »
(d’après cadastre – mort en 1889)

– Marie BLOIN, veuve de L. THOMAS « meunière »
(d’après recensements de 1891 et 1896)

– Jean THOMAS, leur fils (1878-1955) « minotier »

Jean THOMAS est le dernier meunier de Bona. La roue du moulin tournait alors jusqu’en 1953.

Sa fille « la Mimie », Marie-Françoise THOMAS, est restée dans la propriété jusqu’en août 2006.

Le moulin à farine : jusqu’en 1953

M. THOMAS n’a pas de carte professionnelle car il ne fait pas de commerce, il «travaille à façon» avec les agriculteurs qui lui apportent leurs céréales à moudre. 

Nous savons qu’en 1931, c’est un moulin à céréales secondaires, destinées à la nourriture animale. Pendant la guerre, Jean THOMAS reçoit l’ordre de « mettre en mouture le blé de la récolte de 1938, dans une proportion de 100%, tant pour les besoins de l’armée que pour ceux de la population civile ». Le 1er mars 1940, le Comité Professionnel de la Meunerie lui attribue alors un contingent de mouture de blé de 1.560 quintaux.

Jean Thomas, dernier minotier du moulin

Document de l’administration des contributions indirectes